
Clejani, povesti, histoires, stories... (2005)
General
Filename.........: Clejani, povesti, histoires, stories... (2005)) PAL.DVD5-NoGrp
Container........: DVD Video
Duration.........: 52 min
Size.............: 4.18 GB
Video
Codec............: MPEG-2 Video
Resolution.......: 720x576
Bit rate.........: 4 923 Kbps
Frame rate.......: 25.000 fps
Color............: Color
Audio
Format...........: AC-3
Channels.........: 2 channels
Bit rate.........: 192 Kbps
Subtitles: English, French
Language: Romanian/Romani 2 channels
Source: RETAIL DVD5 PAL
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Scurta descriere in limba engleza si franceza
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Since the recent death of Nicolae Neacsu, star violinist of the Taraf de Haïdouks, things have taken a turn for the worse in Clejani, a village in the south of Romania. Young musicians without work chase away their depression with drugs and dreams of the West. Marius grabs his accordion and plays some gypsy blues to charm the moneylenders who demand their due, to seduce a beautiful chick or maybe even attract Johnny Depp who, it seems, promised to be godfather to his youngest child. Won, stolen, borrowed or exchanged, money is the only way to thwart the fate that dogs this small gypsy community. Clejani is a chasm at the end of a road. Some are willing to do anything to get away.
FRANCEZA
&La chance a tourné à Clejani, village du sud de la Roumanie, depuis la mort récente du plus vieux des musiciens, le violoniste Nicolae Neacsu, comme s’il avait emporté avec lui, dans l’au-delà, les derniers repères d’un monde encore viable.
Les jeunes musiciens sans boulot traînent leur cafard. Ils n’ont devant eux qu’une seule rue pour déambuler l’été, battre la semelle l’hiver. &La vie est mal foutue. Un jour tu es gai, un jour tu es triste.& Marius saisit son accordéon et joue un blues tzigane, un air typique de Clejani. Histoire de chasser les idées noires, les usuriers qui te réclament jusqu’au dernier sou, histoire d’attirer les belles nanas, et qui sait, Johnny Depp qui, paraît-il, aurait promis de venir jusqu’ici, pour être le parrain de son dernier enfant.
L’argent. Gagné, volé, emprunté ou échangé, il est l’unique issue pour déjouer le destin qui s’acharne sur la petite communauté tzigane.&
&Plus de dix ans après &La ballade du serpent, une histoire tzigane&, les deux cinéastes Marta Bergman et Frédéric Fichefet retournent prendre le pouls d'un village de Tziganes sédentarisés près de Bucarest. Sous forme d'un impressionnant puzzle familial, diffusant lentement les informations au spectateur, d'un regard ni voyeur ni apitoyé, ils dressent l'état d'une société de plus en plus sous-prolétarisée, d'un mode de survie toujours au bord du gouffre économique. Il y a l'alcool, la drogue, l'adultère, la prison et la mort. Il y a l'omniprésence (une omniprésence en creux, par la négative, ce qu'on pourrait nommer &omniabsence&, si le terme existait) de l'argent: l'enlisement dans les dettes d'un musicien jadis riche (du fameux Taraf de Haïdouk) et de sa famille nombreuse, l'enrichissement de la femme usurière, l'achat d'un âne, sa revente, l'achat - impossible - d'un rein pour sauver une femme... Puis, il y a aussi, malgré tout, la vie et la musique. Une musique inséparable de son terreau humain et qui ponctue toute la vie et tout le film.&